Ils ont survécu à l’Apocalypse !

Notre planète a connu dans le passé plusieurs évènements apocalyptiques appelés des « extinctions massives ». Le plus terrible d’entre-eux, l’extinction du Permien il y a environ 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % de la vie marine et 70 % des espèces animales et végétales terrestres !

Celle qui nous intéresse est la plus proche de nous dans le temps et aussi la plus médiatisée. C’est l’extinction Crétacé-Tertiaire ou extinction K-T (de l’allemand Kreide-Tertiär), qui a vu la disparition des dinosaures il y a 65,5 millions d’années environ.

La catastrophe

Je ne m’étendrai pas sur les causes probables de cette crise. La communauté scientifique est arrivée à un consensus en mars 2010 sur le fait que la chute d’une astéroïde tombée dans le Yucatán (Amérique Centrale), à l’origine du cratère de Chicxulub, a été l’événement qui a déclenché ce cataclysme. Certains évoquent aussi une activité volcanique massive dans l’Inde actuelle (plateau du Dekkan).

Deep Impact

Une vue d’artiste représentant l’astéroïde qui s’est écrasé sur Terre il y a 65,5 M années

Toujours est-il que les études géologiques montrent une limite Crétacé-Tertiaire très visible dans les roches avec une présence anormale d’iridium d’origine météorique. Il s’est passé quelque chose qui a diffusé des masses colossales de poussières et d’aérosols dans la haute atmosphère qui ont obscurci rapidement le ciel dans toutes les régions terrestres.

Les disparus

Par manque de lumière, les végétaux terrestres et le phytoplancton, tous dépendant de la photosynthèse, ont connus de lourdes pertes.

La mort du plancton a entraîné celle des animaux marins unicellulaires et des mollusques qui s’en nourrissaient (comme les ammonites), puis tous les animaux de leur chaîne alimentaire, jusqu’à certains reptiles marins.

De même sur terre, les plantes dépendant de la photosynthèse se sont éteintes, entraînant la mort des herbivores, puis celle de leurs prédateurs. Dans les couches géologiques de la fin du crétacé, les fossiles d’animaux purement herbivores ou carnivores sont absents.

Les survivants

Pourtant tous les animaux ne sont pas morts ! Qui donc a pu survivre à une catastrophe d’une telle ampleur ?

Tout d’abord, les poissons ont été relativement peu touchés par la vague d’extinctions, sans doute protégés par leur milieu. Pour ce qui est des autres animaux, ont survécu ceux qui ont su s’adapter au bouleversement.

Tous les végétaux sont morts mais le monde n’était pas pour autant un désert stérile. Il y avait des détritus, des végétaux en décomposition, des animaux morts. Ces matériaux peu nobles ont pourtant été à la base des chaînes alimentaires du renouveau.

Les principaux consommateurs de ces mets peu ragoûtants sont les insectes, comme les mouches, des vers de toutes sortes, les cafards …

Une partie des oiseaux a disparu, comme les énantiornithes, dont le bec comportait des dents. D’autres ont survécu, sans doute des insectivores qui ont réussi à se trouver un abri pour se protéger des retombées (poussières ou aérosols acides). Ils ont été les derniers descendants des seigneurs déchus, les dinosaures.

D’après les différentes sources que j’ai pu lire, deux critères ont dominé dans la survie des espèce :

  1. la capacité à s’abriter, à s’enfouir ou à plonger dans l’eau pour éviter d’être recouvert par les retombées de poussières ;
  2. la possibilité de se nourrir des résidus végétaux et animaux ou d’être insectivore.

Les petits animaux omnivores ont donc été privilégiés au détriment des autres, soit trop gros pour trouver un abri, soit avec un régime spécialisé, intégralement carnivores ou herbivores.

Conclusion

Cet événement qui s’est passé il y a plus de 65 millions d’années est riche d’enseignements.

Tout d’abord, comme toutes les autres extinctions massives, il a a été l’occasion d’un rebond de la nature. Il a permis de faire place nette pour les nouvelles espèces végétales et animales, avec le début du règne incontesté des mammifères, puis de l’Homme.

Ensuite, ce sont les individus les plus petits et les plus polyvalents qui s’en sont le mieux sortis. Les gros animaux ultra-puissants, ultra-performants mais ultra spécialisés dans leur mode de vie et dans leur alimentation, ont péri les premiers.

Vous pouvez en tirer des conclusions dans le monde du travail et dans l’économie, mais pour ma part je ne m’aventurerai pas sur ce chemin ! 😉

DV

Pour en savoir plus :

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Mon blog est né !

Ca y est, j’ai franchi le pas : j’ai créé mon Blog.

Dans le passé, j’ai déjà ouvert un site Web et quelques blogs qui ont toujours avorté plus ou moins loin. Ils étaient tous centrés sur un sujet qui tournait autour de l’informatique.

J’ai arrêté à chaque fois par manque de temps et aussi parce que d’autres font tellement mieux que moi. Depuis, j’ai contribué à quelques articles sur Wikipedia.

Là je sais que c’est différent.

Tout d’abord, je ne me centrerai sur rien d’autre que mes propres réflexions, mes pensées, mes idées. Je suis touche-à-tout (en vrac : histoire, science, anticipation, religions, photographie, informatique …), donc les idées ne manqueront pas, j’espère.

DV

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